Sur les traces de William Wallace !

Stirling, Ecosse

Vendredi 18 Mai 2018 – (20°, voilé)

A nouveau nous nous levons de bonne heure afin de profiter de notre dernière journée écossaise en partant à la rencontre de William Wallace.

Wikipedia: William ou Guillaume Wallace est un chevalierécossais né vers 1272 à Ellerslie et mort le  à Londres. Il mena son peuple contre l’occupation des Anglais sous le roi Édouard Ier d’Angleterre. Son rôle pendant les guerres d’indépendance de l’Écosse fut tellement décisif pour le sort de son pays que sa vie prit une dimension légendaire.

L’épopée de William Wallace (1297-1298) -> William Wallace apparaît dans l’histoire en assassinant le shérif anglais de Lanark, pour venger la mort de sa bien-aimée (nommée Marion Braidfute selon la tradition). En raison de ce crime, il est mis hors la loi et se réfugie dans les bois où il est bientôt rejoint par une trentaine de compagnons avec lesquels il massacre la garnison anglaise de Lanark (en mai 1297). C’est le signal de la rébellion. De grands seigneurs ne tardent pas à se joindre à lui : William Douglas (en), qui devient son lieutenant, Robert Wishart (en), évêque de Glasgow qui parvient à rallier James Stewart le Grand Sénéchal à la cause, et bientôt Robert Bruce le Jeune rompant par là la réputation d’anglophilie de la famille Bruce. Et c’est avec une armée que Wallace met le siège devant Dundee au mois d’août 1297. Le comte de Surrey et Hugh de Cressingham, trésorier, réagissent et placent leur troupe à Stirling coupant ainsi Wallace de ses arrières.William Wallace rompt alors le siège et se dirige vers Stirling. Mais lorsqu’il arrive, les Anglais sont déjà solidement positionnés et plus nombreux — 6 350 fantassins et 350 cavaliers contre 6 000 fantassins dotés de lances et 180 cavaliers écossais3. La situation semble désespérée pour les Écossais qui parviennent cependant à profiter de la maladresse d’un chevalier anglais qui souhaitait engager le combat prématurément. À la suite de ce renversement de situation, les Anglais perdent 3 000 hommes dont plus de 100 chevaliers. La victoire écossaise est éclatante.Quelques villes ne tardent pas à ouvrir leurs portes, dont Aberdeen, Dundee, Perth, Stirling, Édimbourg, Roxburgh et Berwick. Wallace dirige en octobre-novembre 1297 des campagnes qui le mènent jusque dans le Cumberland et le Northumberland, tout en faisant régner l’ordre dans les territoires sous son pouvoir. Il est proclamé avant mars 1298 « gardien du royaume d’Écosse ». Édouard Ier doit intervenir en personne, abandonnant un temps le continent — où il appuyait les Flamands contre la France — pour reprendre le contrôle de l’Écosse. Il reprend Berwick en juillet 1298, puis Roxburgh. Il parvient à couper le chemin de Wallace à Falkirk. L’armée écossaise y est écrasée le  : 2 000 morts. C’est la fin de l’épopée de Wallace.

Fin de vie -> William Wallace doit abandonner son titre de gardien du royaume entre juillet et . Il passe quelque temps en France avec d’autres chevaliers écossais à l’automne 1299 ; en novembre 1300, le roi de France Philippe IV envoie même pour lui une lettre de recommandation au pape. William Wallace réapparaît en Écosse aux alentours de 1303-1304 où il reprend sa vie de hors-la-loi. Sa dernière action militaire est une escarmouche en septembre 1304 à l’extrémité des Ochil Hills entre Abernethy et Lindores. Il est capturé près de Glasgow le  par les hommes de sire John de Menteith, le gardien du château de Dumbarton qui, comme la plupart des nobles écossais, avait fait sa soumission au roi d’Angleterre. William Wallace est transféré à Londres le  et condamné à mort pour haute trahison envers son souverain, crimes et sacrilège. Le lundi  il est emmené en procession sur un cheval jusqu’à Westminster Hall et exécuté (hanged, drawn and quartered) à l’âge de 35 ans. William Wallace est mis à mort dans les conditions atroces réservées aux traîtres : traîné par des chevaux par les pieds sur plusieurs kilomètres de Westminster à la Tour de Londres et de là, à Aldgate moitié pendu, émasculé, éventré et le feu mis à ses entrailles. Il est finalement décapité, puis découpé en morceaux. Pour que cela serve d’exemple, Edouard Ier fait exposer les différentes parties du corps de William Wallace aux quatre coins du royaume d’Angleterre. Sa tête est placée sur le pont de Londres et les parties de son corps réparties entre Newcastle-upon-Tyne, Berwick-upon-Tweed, Stirling et Perth. Mais au lieu de saper l’esprit de liberté chez les Écossais, cette exécution va vivifier le sentiment nationaliste écossais, et d’autres hommes se sont dressés contre l’Angleterre, en particulier Robert Bruce. En 1314, les Écossais, sous le commandement de Robert Bruce, qui s’était rallié les nobles et proclamé roi d’Écosse le , défait l’armée anglaise à la bataille de Bannockburn, et assurent, à la fin de la guerre, l’indépendance de l’Écosse en 1328.

William Wallace au cinéma -> La vie de William Wallace a fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 1995 sous le nom de Braveheart, avec Mel Gibson. Même s’il ne respecte guère la réalité historique notamment en ce qui concerne les relations de Wallace avec la reine d’Angleterre ou Robert Bruce, il retrace bien la violence des combats ainsi que l’obstination écossaise. Le film fut un grand succès et remporta 5 Oscars. En effet, il évoque la majorité des lieux et les principales figures historiques de sa vie.

Sur la route, nous rencontrons pour la seconde fois des vaches scottish que nous avons affectueusement surnommées les « vaches à touffe » et qui, cette fois-ci, partagent leur pré avec les inévitables moutons.

Notre première visite de la journée est le champ de bataille de Bannockburn, terre d’exploit de Robert The Bruce, Roi des écossais…

Wikipedia: 6 mois après l’exécution par les Anglais du héros écossais William Wallace, un nouveau meneur, Robert de Bruce, parvient à un poste de commandement. Le 25 mars 1306, il se fait couronner roi d’Écosse sous le nom de Robert Ier. Édouard Ier d’Angleterre ne tarde pas à réagir en envoyant ses forces vers le nord. Elles rencontrent les combattants de Robert Bruce et les mettent en déroute. Sa tête mise à prix, entré en clandestinité, Robert Ier devient, après Wallace, un héros de l’indépendance écossaise. Le , le roi Édouard décède. Voyant sa fin proche, il fait promettre à son fils de poursuivre la campagne et de toujours faire porter, en tête de son armée, son cercueil, afin que les Écossais aient une image de leur vainqueur… Mais Édouard II ne suit pas ses instructions : prétextant des funérailles royales, il regagne Londres alors qu’un dernier effort lui suffisait pour mater l’insurrection. Bénéficiant d’un sursis inespéré, Robert Ierdéclenche une guérilla et reprend progressivement le contrôle de la plupart des châteaux qui étaient restés aux mains des Anglais. En 1310, Édouard II lance une nouvelle offensive, mais échoue devant la politique de terre brûlée des Écossais. Le roi d’Angleterre envisage d’autres expéditions mais ses propres chefs militaires, peu désireux de suivre un souverain jugé incompétent, s’acharnent eux-mêmes à les faire échouer. En 1313, à nouveau en confiance, Édouard Bruce (le frère du roi d’Écosse) met le siège devant le château de Stirling qui est de grande importance stratégique. Philippe Mowbray (en), qui défend le château, passe un accord avec les assiégeants : il se rend s’il n’est pas secouru avant le 24 juillet. Ceci laisse le temps à Édouard II d’organiser une nouvelle expédition pour lever le siège et si possible y écraser l’armée de Robert Bruce, mettant ainsi fin au conflit. Il réunit entre 2 000 et 3 000 chevaliers, et entre 16 000 et 20 000 archers, hommes d’armes ou simples paysans. Pour contrer l’offensive, Robert Bruce ne peut rassembler que 5 000 combattants sûrs et une piétaille hétérogène. La bataille de 2 jours se solde finalement par une écrasante victoire de l’armée écossaise menée par Robert Bruce sur les troupes anglaises dirigées par Édouard II d’Angleterre pendant la première guerre d’indépendance écossaise. Elle est marquée par l’utilisation par Robert Bruce de carrés de piquiers nommés schiltrons sur lesquels viennent s’écraser les charges de cavalerie anglaises (Un schiltron est une formation dense de piquiers écossais. Le terme est d’origine écossaise et désigne plus particulièrement une organisation tactique inventée et utilisée avec succès par William Wallace à la bataille du pont de Stirling en 1297, où l’armée écossaise brise les charges de cavalerie grâce à des unités de piquiers alignés sur trois rangs). Cette bataille entraîne une remise en question tactique de l’armée anglaise, ce qui aura un impact majeur sur les tactiques de combat de la guerre de Cent Ans.

Schiltron

Bannockburn Battlefield

Un peu plus loin, nous gravissons les quelques 200 marches du William Wallace Monument pour atteindre son sommet duquel notre récompense est une vue imprenable sur la vallée de Stirling . Cette ville est peuplée de 35 000 habitants faisant d’elle la plus peuplée d’Ecosse!

Tour William Wallace

Ce monument situé au sommet de Abbey Craig, une colline près de Stirling, perpétue la mémoire de William Wallace, nous avons pu découvrir l’épée du héros local,  (si bien incarné par Mel Gibson dans BraveHeart) qui est plus grande que Sabrina. 🙂 

L’épée de William Wallace

Nous rejoignons alors Stirling pour visiter son célèbre château (que j’ai trouvé un peu plus fade que celui d’Edimbourg) même si son enceinte médiévale est elle aussi superbe ! 

Wikipedia: Situé dans la ville de Stirling en Écosse, le château de Stirling est l’un des plus grands et des plus importants châteaux d’Écosse, et même d’Europe occidentale, tant du point de vue historique qu’architectural. Il a été érigé sur la “colline du château” (the castle hill), un crag ** volcanique, et il est entouré sur trois côtés par des falaises à pic, ce qui le rendait facile à défendre. Cette caractéristique, ainsi que sa position stratégique, ont fait de lui une importante place forte dès l’origine. Le château est classé monument national, et est régi par Historic Scotland, l’agence écossaise des Monuments historiques. 

Principaux événements de l’histoire du château: En 1299, un Anglais, John Sampson, y est assiégé par les Écossais – En 1304, Édouard Ier d’Angleterre utilise un trébuchet géant lors du siège du château – En 1313, Robert Ier d’Écosse assiège le château – En 1337, le siège, dirigé par Sir Andrew Murray, échoue – Marie Ire d’Écosse y est couronnée le Le château connaît trois sièges entre 1571 et 1585 – Cromwell s’empare du château en 1651 – Charles Édouard Stuart assiège le château en 1746 à la fin de la rébellion jacobite.

** -> Un crag (craig en Scots, et parfois écrit cragg) est une colline rocheuse, ou une montagne, souvent isolée des autres. Les crags se sont formés lorsqu’un glacier ou une couche de glace est venu se poser sur un morceau de roche dure (souvent granitique ou d’origine volcanique). La force du glacier a érodé les matériaux les plus tendres autour de cette roche dure, laissant le bloc de roche dure dépasser du niveau du sol environnant.

Pour clore notre journée, nous visitons la vieille ville à la recherche de souvenirs et nous posons en terrasse pour un apéritif bien mérité.

Puis avant de repartir de la ville, nous dinons au restaurant « The birds and bees » que je déconseille car le service était beaucoup trop long et le serveur très désagréable, même si les plats étaient de qualité : c’est la seule exception qui a confirmé la règle du légendaire accueil des écossais…

Nous reprenons alors la route pour rejoindre notre hôtel à Arrochar dans les Trossachs face au Loch Long, et avons la chance pour notre dernière soirée de profiter et de photographier un magnifique coucher de Soleil sur le Loch Lomond.

Wikipedia Trossachs -> Les Trossachs (Na Trosaichean en gaélique écossais) sont une vallée boisée d’Écosse entre les monts Ben An au nord et Ben Venue au sud, et entre les lochs Loch Katrine à l’ouest et Loch Achray à l’est. Mais le nom de Trossachs est généralement utilisé pour désigner l’ensemble d’une région plus vaste de vallées boisées, de collines et de lochs tranquilles à l’est du Ben Lomond. Paradoxalement, le seul lac d’Écosse (lacet non loch), le lac de Menteith se situe dans le sud-est de cette région, à l’entrée des Trossachs. Le charme de cette région est devenu populaire depuis les descriptions romantiques faites par Sir Walter Scott dans ses ballades et poèmes, riches en actes de chevalerie et en symboles. En 1810, le Loch Katrine et ses environs sont le cadre de son poème La Dame du lac. Puis en 1817, le roman historique Rob Roy romance la vie du hors-la-loi Raibert Ruadh né sur les rives du Loch Katrine et enterré non loin de là, à Balquhidder.

Wikipedia Loch Lomond -> Le Loch Lomond (gaélique écossais : Loch Laomainn) est un lac (ou loch) d’Écosse situé à l’ouest du pays, au sud des Highlands. Il fait partie à la fois des régions de Stirling, Argyll and Bute, et du West Dunbartonshire et se situe environ à 25 km au nord-ouest de Glasgow. Ses dimensions sont approximativement de 37 km de long sur 8 km de large. Sa profondeur moyenne est de 37 mètres, avec une profondeur maximale de 190 mètres. Il recouvre une superficie de 71 km2 et possède un volume de 2,6 km3. Par sa surface, il est le plus grand des lochs de Grande-Bretagne, et le deuxième après le Loch Ness en volume. Cependant il n’est pas le plus grand des lacs des îles Britanniques, celui-ci étant le Lough Neagh en Irlande du Nord.

– Dans la bande dessinée Tintin, la boisson préférée du Capitaine Haddock et de Milou est le Whisky Loch Lomond. Cette marque de whisky n’existait pas quand Hergé la mit en scène pour la première  fois, mais il existe une distillerie Loch Lomond, qui produit un whisky sous ce nom.

The Bonnie Banks O’ Loch Lomond est l’une des trois plus célèbres mélodies écossaises (avec Amazing Grace et Auld Lang Syne).

Loch Lomond

Edimbourg, Ecosse

Samedi 19 Mai 2018 – (20°, beau)

Après notre dernière nuit de sommeil puis notre dernier Scottish Breakfast, nous reprenons la route vers Edimbourg pour restituer la voiture, enregistrer nos bagages, passer la douane , acheter quelques souvenirs et nous envoler vers Paris des souvenirs et des images plein la tête de ce merveilleux voyage ! (à consulter sur mon instagram)

 Conclusion

Je m’étais imaginé une Ecosse fraîche et pluvieuse !

Finalement, à l’exception de la journée sur le Loch Ness lors de laquelle le ciel était couvert (au final, ce fut positif pour des photos réussies côté ambiance Nessie…), toutes nos journées ont été douces voire chaudes et ensoleillées !

Mon sac préparé avec soin à l’aide de mon tableur excel ne m’a finalement pas été d’une grande utilité…

Comme quoi, les clichés ont la dent dure…

Ce que je retiens, c’est qu’avoir une destination telle que l’Ecosse à 2h de Paris est un enchantement tant les paysages sont sublimes et dépaysants, les gens accueillants, l’Histoire riche, les châteaux somptueux, la musique envoûtante, les traditions bien ancrées et l’ambiance si mystérieuse !

J’y retournerai probablement un jour car il me reste beaucoup de choses à découvrir (notamment le Nord) et je ne peux que vous encourager à partir à la rencontre de ce si merveilleux pays.