Cela faisait déjà quelque temps que je voulais partir à la rencontre de ce pays qui a bercé mes plus jeunes années, tant dans mon imaginaire (châteaux, fantômes…) que par les fictions romancées ou de cinéma (Rob Roy, Braveheart, Outlander…).

C’est donc chose faite depuis ce joli mois de Mai 2018, en compagnie de mon amie Sabrina, que je remercie pour sa compagnie et les jolis moments partagés lors de cette semaine inoubliable.

Je remercie également Fanny de l’agence Indigo à Orléans qui nous a concocté un roadbook particulièrement précis: si vous habitez Orléans et que vous souhaitez laisser le soin des préparatifs à une agence de voyage, je vous conseille vivement de prendre contact avec cette agence ici.

Morceaux choisis…

Edimbourg, Ecosse !

Aéroport Edimbourg

Aéroport Edimbourg

Samedi 12 Mai 2018 – (frais et ensoleillé)

Nous sommes arrivées vers 18h à l’aéroport d’Edimbourg.

Nos 1ers constats : la conduite à gauche, faut s’habituer… Je me suis aperçu, à l’arrivée dans notre chambre d’hôtel que sans mitigeur en Ecosse, l’eau tiède doit être obtenue en fermant la bonde du robinet, ce qui s’est vérifié tout au long de notre séjour. En Mai en Ecosse, le soleil se couche très très tard (vers 22h30), ce qui est au final très agréable.

Nous avons mis à profit notre première soirée en nous baladant sur le Royal Mile (à 2 pas de notre hôtel) et sur Victoria Street, rue si colorée sur 2 niveaux qui a inspiré J.K. Rowling pour Harry Potter. 

Après avoir goûté à l’ambiance réputée d’un pub écossais, le Frankenstein, vidéo ici (à partir de 2’17”), j’ai  pu déguster le fameux Haggies écossais chez Maxxie’s sur Victoria Street.

Finalement, ce plat est un type de boudin savoureux qui combine la viande avec de l’avoine, des oignons, du sel et des épices. Souvent servi avec ses accompagnements classiques : des navets écrasés et une purée de pommes de terre, le haggis est traditionnellement cuit dans la panse d’une brebis (un moyen historique pour conserver la viande). De nos jours la plupart des haggis sont vendus et cuits dans une enveloppe de saucisse synthétique. On avoue qu’il ne va sûrement pas gagner le prix du plat le plus élégant de la planète, mais ça n’en reste pas moins délicieux ! Besoin d’être un peu plus convaincu ?         Aussi étrange que le haggis paraisse, le résultat est un véritable chef-d’œuvre culinaire. Épicé et moelleux, avec son goût de viande et d’avoine, le haggis est un plat succulent. Principalement composé d’avoine, cela donne au haggis sa texture moelleuse et friable, semblable à de la farce, et sa saveur du terroir. Lorsqu’elle est combinée au sel et aux épices, ça lui donne une pointe rustique et relevé avec un petit goût de poivre ! Que vous faut-il de plus pour vous mettre l’eau à la bouche ?

Nous avons fini la soirée devant l’Eurovision à notre hôtel.

Dimanche 13 Mai 2018 – (15°, soleil)

La journée commence par un costaud Scottish Breakfast qui a l’avantage de nous tenir au corps jusqu’au diner.

scottish breakfast

scottish breakfast

Nous avons visité LE château d’Edimbourg, incontournable, en matinée : Splendide enceinte médiévale, au cours des siècles, ce château a été le témoin de cérémonies royales, de batailles féroces, de parlements médiévaux, de somptueux festins, de sièges désespérés, de parades grandioses, de politiques impitoyables, de raids furtifs, de la naissance d’un roi et des décès de reines, de tournois de joutes, de mariages difficiles, de prières dévotes et d’une activité militaire intense!

Notre visite complète avec audioguide nous a demandé 3h30, mais si vous souhaitez y consacrer moins de temps, je vous recommande les incontournables:

Mons Meg, énorme canon de siège pesant 6 tonnes qui est peut être le canon le plus grand à jamais avoir été tiré en combat en Grande-Bretagne!  Il a été forgé en 1449 dans la ville de Mons en Belgique, et pouvait tirer un boulet à une distance de plus de 3kms (la pointe de la technologie de l’époque). La dernière salve de Mons Meg fut tirée en 1681 pour célébrer l’anniversaire du roi Jacques 7.

Les joyaux de la couronne écossaise (autre appellation, les honneurs d’Ecosse) ont été créés en Ecosse et en Italie durant les règnes de Jacques 4 et de Jacques 5. Ils servirent pour la première fois ensemble en 1543 pour le couronnement de Marie Stuart, reine d’Ecosse. Entre 1651 et 1660, ils ont notamment été cachés au château de Dunottar, forteresse réputée imprenable près de Stonehaven dont je parle dans mon article sur les châteaux d’Ecosse. Ils sont composés de la couronne, du sceptre et de l’épée d’Etat. Les joyaux de la couronne sont accompagnés de la pierre du destin avec la pierre de la destinée, dont la tradition dit qu’elle aurait fait partie d’un trône royal imprégné de pouvoirs sacrés. Pendant des siècles, les anciens rois des pictes et des Scots avaient été inaugurés à Scone palace, large monastère royal établi vers 1120 près de Perth. Edouard 1er d’Angleterre entreprit les guerres d’indépendance en 1296, faisant valoir son droit divin (comme il le croyait) de domination sur l’Ecosse: je vous conseille le film Braveheart qui traduit parfaitement cette période de l’histoire britanique. A ces fins, il s’empara notamment de la pierre du destin. La pierre fut restituéelors du 700ème anniversaire de son retrait, le 30 Novembre 1996 au château d’Edimbourg.

Les prisons de guerre dont les premiers prisonniers furent l’équipage d’un navire-corsaire français capturé dans la mer du Nord. Ils arrivèrent en 1758, peu après que la guerre avec la France qui dura 7 ans éclate. A la fin de la guerre en 1763, 500 autres prisonniers les avaient rejoint dans des conditions misérables, ce qui a frappé mon imagination. Au fil des siècles de nombreux prisonniers se sont succédés: pendant la guerre d’indépendance américaine ou encore les français révolutionnaires et Napoléoniens (dont un joueur de tambour âgé de 5 ans capturé à Trafalgar en 1805!). Je vous laisse découvrir par vous même les fabuleuses évasions de certains prisonniers.

Château d'Edimbourg

Château d’Edimbourg

Prisons de guerre

Prisons de guerre

Puis, nous avons redescendu le Royal Mile, Victoria Street (passage obligé dans les boutiques d’Harry Potter et le salon de thé Elephant House ou aimait s’attarder JK Rowling) et Grass Market avant de découvrir le petit cimetière de Saint Cuthberts tout à fait propice à une petite séance de photos improvisée.

St Cuthberts Cemetary

St Cuthberts Cemetary

Victoria Street

Victoria Street

North Bridge

North Bridge

Royal Mile

Royal Mile

Finalement nous avons longé Princes Street dans la New Town pour rejoindre le Royal Mile via North Bridge.

En fin d’après-midi, nous avons visité le fameux Mary Kings Close avec audioguide : je regrette de n’avoir pas pu prendre de photos (interdites) tant ce lieu chargé d’histoire est impressionnant ! Incroyable d’apprendre que jadis, et il n’y a encore pas si longtemps, des immeubles d’habitation existaient dans les sous-terrains sous la ville:

The Real Mary King’s Close est un ensemble de ruelles et d’habitations souterraines qui étaient au coeur de Old Town au XVIIe siècle. Elles ont pris le nom d’une des filles de l’avocat Alexander Close qui y possédait plusieurs propriétés. Au XVIIIe siècle, elles sont partiellement démolies et ensevelies pendant la construction des City Chambers. C’est à partir de ce moment-là, dans les entrailles de la ville, que le dédale est entré dans les mystères et les légendes les plus sombres d’Edimbourg ; et ce, pendant 400 ans. Les recherches d’archéologues ont permis de comprendre comment certaines familles pauvres y ont trouvé refuge face à la surpopulation de la capitale. C’est aussi ici que l’on isolait les malades de la peste pour qu’ils meurent cachés de tous. Les histoires de fantômes sont légions, comme celle d’une petite fille nommée Annie qui aurait été vue par une médium, ou celles des nombreuses victimes des légendaires meurtriers Burke et Hare, qu’ils auraient cachées sous terre avant de les vendre aux hôpitaux pour dissection.

Mary King's Close

Mary King’s Close

Je recommande évidemment cette visite à Edimbourg.

En fin de journée, après un rapide passage à l’hôtel pour un raccord tenue bienvenue, nous avons rejoint Queen Street pour un diner/spectacle traditionnel écossais.

Nous avons eu un aperçu exhaustif du savoir-faire scottish en musique, cornemuse, chants, danses avec épées, gastronomie…. Vous retrouverez mes vidéos sur ma chaine YouTube ici (à partir de 2’28”).

Cette soirée était de toute beauté, mais si c’était à refaire, je tenterai plutôt un Ceilidh, plus intéractif et probablement plus adapté à ma génération 🙂

Ceilidh sur wikipédia: En gaélique écossais, le mot cèilidh signifie « visite ». Par extension, il désigne aussi les bals où l’on joue de la musique traditionnelle (jigsreels, etc.), où l’on chante des chants traditionnels (òrain-luaidhpuirt-a-beul…) et où l’on danse des danses traditionnelles (dashing white sergeantstrip the willowCanadian barndance…). On peut les organiser chez soi, de façon informelle, ou à plus grande échelle, dans des salles des fêtes locales.

Nous sommes finalement rentrées à notre hôtel vers 21h30 après cette première journée complète bien remplie !